Bulle panoramique « Terra Luna » // Parc National des Cévennes, Auvergne-Rhône-Alpes, France
Le road trip en France qui a commencé, maintenant depuis quelques mois, continue. Nou avons fait une partie de la côte Ouest de France, de la Basse-Normandie jusqu’à la Gironde. Nous nous sommes aventurés dans le centre de la France où l’on a découvert d’autres aspects et d’autres paysages.
Carte du voyage de bulles en bulles, en France. ( A : Cambremer, Basse-Normandie, B : La Roche Maurice, Finistère, C : Pointe du Raz, Finistère, D : Saint-Julien des Landes, Vendée, E : Sallebœuf, Gironde, F : Landrais, Charente-Maritime, G : Dournazac, Limousin, H : Parc Naturel Régional les Millevaches, Limousin)
Aujourd’hui nous repartons à l’aventure. Direction les Cévennes !!! Nous avons reçu un « Bon cadeau » de leur part assez original. C’était une boite à chaussure et lorsqu’on l’a ouvert, on a trouvé à l’intérieur une jolie petite maquette de la chambre-bulle en plein milieu de la végétation.
Cette bulle se nomme aussi « Terra Luna », car on a une vue panoramique, à 360° sur le ciel, bien sûr, mais aussi sur les montagnes Cévenoles alentours. La vue y est vraiment incroyable !!! Nous avons fait beaucoup de randonnées et de promenade.
Lors d’une après-midi nous avons récolté quelques fraises et nous sommes allés nous balader dans les faïsses. Ces petites terrasses construites de la main de l’homme, permettre l’agriculture sur les versants des montagnes. Ce sont des paysages assez magiques, que l’on retrouve aussi en Ardèche.
Et voici quelques petits croquis que j’ai pu faire lors du séjour, de la bulle et des paysages autour. C’était dépaysant et ce fût une aventure vraiment agréable, mes jambes s’en souviennent encore !
Croquis paysagés – intérieur et extérieur de la bulle.
C’est le 27/4/2021 une belle journée ensoleillée et bien particulière pour les Néerlandais, c’est le koningsdag. Avec Lyndie, mon amie dutch, on prévoit de se balader dans le centre d’Amsterdam et vivre cette expérience totalement insolite et nouvelle pour moi.
Ce festival des plus grands évènements nationaux des Pays-Bas remonte à une célébration ancienne connue sous le nom « le Jour de la Reine » et qui était fêté le 30 avril depuis 1885 pendant 3 générations de reines. Tandis que la Fête du Roi est actuellement célébrée le 27 avril, lors de l’anniversaire de Willem-Alexander, qui est monté sur le trône en 2013.
Cet évènement est si important pour les Néerlandais de nature très festifs, qu’il est fêté dans chaque coin du pays, des grandes villes aux petits villages. A Amsterdam, les rues sont blindées de monde portant la couleur orange en l’honneur de la famille royale néerlandaise d’Orange-Nassau. Avec la crise sanitaire cette année, les célébrations en lieux publics allaient être très limitées et réduites à des évènements en ligne ou des petites fêtes entre les membres d’une même famille depuis leur balcon. Cependant, les Néerlandais tiennent réellement à leur journée d’envergure européenne si ce n’est mondiale. Ainsi, j’ai réussi à m’imprégner de ces festivités et vivre des moments inoubliables. J’ai pu voir et ressentir la joie de vivre des Dutchs, tout le monde était heureux malgré l’énorme foule sur les rues et les bords des canaux d’Amsterdam. Ils tenaient tous quelque chose à boire dans les mains, se tapaient la discussion en jouant pendant des heures sans s’en lasser.
Le roi des Pays-Bas Willem-Alexander et son épouse Máxima Zorreguieta
Tout est orange, même la nourriture
Lyndie me raconte que durant les fêtes des années passées, il était commun que les Néerlandais souhaitent la bienvenue aux étudiants internationaux ou des expatriés nouvellement arrivés aux Pays-Bas. Ceci se faisait en mettant la personne en question sur un bateau rempli de boissons et la balancer dans les canaux d’Amsterdam pour qu’elle découvre la ville sous un autre aspect. Cette pratique a été également maintenue cette année malgré la crise sanitaire, et … j’ai eu droit à ça !
Que dire de cette balade ! Une semaine après, je n’en reviens toujours pas.
J’ai enfin réglé mon problème de téléphone. J’en ai reçu un neuf ce matin ! Je vais pouvoir repartir à l’aventure plus facilement quand le soleil reviendra. La semaine dernière était très agréable mais aujourd’hui, le ciel est sombre et de ce que j’ai pu voir ça ne va pas s’arranger de toute la semaine…
C’est le meilleur moment pour relire la saga Millenium. Avec ce temps je serais complètement immergée dans l’histoire. À vivre isolée je me rends compte qu’il y a comme des choses cachées.
Entre Stockholm et là où je suis ce n’est pas du tout la même chose. La suède n’est pas un pays où il y a beaucoup de criminalité mais pourtant on pourrait penser que c’est très simple de s’introduire chez les gens, on voit aussi beaucoup les intérieurs depuis l’espace public. On se sent vite seule dans ces espaces gigantesques. En plus, les nuits étant très longues l’hiver, on peut facilement s’imaginer toutes ces histoires de polars.
Je sens aussi que ce pays est encore beaucoup marqué par les traditions protestantes, à garder les choses plus secrètes. Il y a beaucoup de secrets de famille. Souvent ces histoires se déroulent proche d’immenses forets de pin.
Je me suis enfin décidé malgré le temps à partir en Dalécarlie.
Pour ça j’ai loué une voiture. La nature y est magnifique et sauvage. La faune
et la flore y sont riches et j’ai pu y passer des heures sans voir personne.
C’est dans la ville de Falun que la tradition suédoise des
maisons rouges a débuté. Elle fait partie aujourd’hui du patrimoine mondial de
l’Unesco. J’ai pu y visiter la mine de cuivre qui permettait de concevoir cette
peinture rouge si traditionnelles.
J’ai gardé un souvenir de ce comté en repartant avec un cheval de Dalécarlie acheté à Nusnäs. En m’y rendant je suis tombée sur un amphithéâtre en plein air incrusté dans une ancienne carrière de calcaire. Apparemment il y a des concerts qui s’y déroulent et il est possible d’y diner. Les activités ont l’air de s’être beaucoup ralentie mais en tout cas ce lieu caché est splendide.
Voici un petit album photo de Porto et Lisbonne, d’édifices et d’ambiances de ces villes.
Quartier Ribeira, Porto, Ville muséeUnités d’habitations de luxe Rua Boa Vista, Souto de MouraFondation Serralves, entrée, A. SIzaComboiosCouché de soleil sur les jardins de PortoPavillon du portugal, A, SizaParques des Naçoes, féérie réelle, entre art, architecture et dispositifs urbainPont du 25 abril, Alcantara, rapport à la ville et superstructurecroquis de paysage, Alcantara
Cette semaine, bien remise de ma semaine de repos, j’ai
décidé de partir visiter une des grandes villes du pays. J’ai donc repris la
route interminable à travers le désert pour arriver 2h30 plus tard au centre de
Tel-Aviv.
Les touristes que j’avais rencontré à l’auberge, en
apprenant que j’étais étudiante en architecture, me l’avaient vivement
conseillée. En effet, cette ville regorge de trésors architecturaux. On y
retrouve d’ailleurs une architecture moderne occidentale, ce qui m’a vraiment surpris.
En fait, le cœur de la ville surnommé « ville blanche » est composée
d’un ensemble de bâtiments modernes du Bauhaus et pour cela, est inscrite au patrimoine
de l’Unesco. Impossible donc de passer à coté de cette découverte lors de mon
voyage en Israël. Elle a été réalisée entre 1930 et 1950 par des architectes
ayant immigrés après leurs cours au Bauhaus.
Je suis sortie du cœur de la ville pour y découvrir aussi
des architectures plus formalistes tels que le musée de l’art, posé comme une
sculpture de papier pliée au centre d’une place, ou la synagogue Hechal Yehuda,
en forme de coquillage. Tenant à trouver de l’inspiration pour le projet d’hôtel
en cours avec l’école, je suis allée voir le centre TEO pour la culture et l’art,
vitré, bas, long et aux lignes droites, il est composé à l’intérieur par des
cubes, ce qui en fait des espaces intérieurs à parcourir à travers les œuvres.
Finalement, la ville de Tel Aviv est très culturelle et j’ai
pu apprécier autant son architecture que ses collections artistiques.
Cette
semaine j’ai eu beaucoup de soleil. J’en ai profité pour me relaxer sur la terrasse
dans mon hamac. Un livre et un verre de vin, c’était parfait.
Moment de détente sur la terrasse du Utter-inn
Sauf que
malheureusement j’ai mon téléphone qui est tombé à l’eau et je n’ai pas pu le récupérer.
J’ai dû aller chez le réceptionniste pour vous écrire et en recommander un
autre…
Avec la vue
que j’ai depuis mon hôtel, je me sentais vraiment seule, coupée du monde. Une
vraie île déserte.
Cette semaine, je suis reparti dans ma famille afin de me reposer, profiter d’eux, participer à un déménagement et mettre à jour différents documents pour l’année à venir.
Un point important sur ce qui se passe en France :
La France a prévu de passer en mode « déconfinement ». On a tous hâte d’en sortir, ça, c’est certain ! Nous allons bientôt pouvoir reprendre des activités qui étaient alors impraticables, depuis trop longtemps. J’ai hâte pour ma part, d’aller au théâtre, à l’opéra, au cinéma et reprendre la piscine.
L’Opéra de Nancy
Exposition
Bien que cette pandémie, nous a fait perdre des proches, nous a enfermé, nous a attristé, rendu dingue, rendu joyeux, mis au pied du mur et bien d’autres choses.
Elle nous a montré, d’une certaine manière, ce qui est important et essentiel dans notre vie. Cela peut être notre famille, d’avoir des espaces verts autour de nous, de faire du sport, de prendre soin de soi, de ralentir, de changer de travail, de penser aux autres, de s’aimer…
Revenons maintenant 1 an plus tôt, alors que nos grands parents et personnes âgées étaient enfermés à double tour, loin de leur famille, de toutes rencontres … Cela devenait insoutenable et terrible pour leur santé d’être si loin de leurs proches.
Bubble Tree EHPAD – Bulles connectées
BubbleTree EHPAD avait cependant trouvé une solution afin d’apporter un soutien psychologique à nos ainés. Une bulle pouvant accueillir deux parties d’une famille avec les restrictions en vigueur, tout en proposant un espace sensible où la dimension tactile est au centre de l’expérience. Le volume d’air n’est pas le même des deux côtés, ainsi que les sas d’entrées, protégeant ainsi les personnes de possibles contaminations. La paroi séparant ces familles, est étanche et garantie la distanciation bactériologique.
Bourbourg : des bulles pour les familles qui rendent visite aux personnes âgées à Bourbourg // France 3 Hauts de France, publié le 23 mai 2020 sur Youtube.
C’est vraiment une idée fantastique qui a pu apporter réconfort et soutien. Je n’en parle que maintenant lors de cette brève rétrospective de cette année, si particulière. Bien sûr tout n’est pas encore terminé mais si on se serre tous les coudes et que l’on est respectueux et attentionné auprès des personnes autour de nous, je pense que l’on peut aller que de l’avant.
Avant-hier j’ai passé ma journée dans l’espace commun de l’hôtel pour avancer sur mes projets, n’étant pas chez moi n’y au travail, il m’est difficile de me faire un espace de travail dans l’hôtel, c’est pour cela que je vais dans l’espace commun, cet espace est très lumineux, et il me permet d’être dans un environnement agréable et en relation direct avec l’extérieur, ce qui me permet de moins me sentir enfermer dans mon travail.
Durant cette journée j’ai reçu un appel de Floriane, lors de cet appel nous avions bien senti l’un comme l’autre que nous nous étions un peu lacés de notre environnement, nous avions donc décidé de se faire la surprise d’un petit voyage avec une destination inconnue.
Pour cela je vais lui commander un billet de train que je vais lui envoyer par mail, et je lui donnerai uniquement la date, l’heure et l’endroit de son trajet en train. C’est uniquement une fois arrivé sur le quai qu’elle découvrira la destination de son voyage.
Cette semaine, j’ai décidé de visiter le quartier dans lequel se trouve mon hôtel de confinement. Le SUI Kyoto se trouve dans un quartier appelé le Nishijin, qui est célèbre pour la fabrication de textiles en soie.
Nishijin est à la base un bâtiment, l’ensemble du quartier situé dans le centre de Kyoto constituait autrefois le district de Nishijin où se trouvaient les artisans et les ateliers produisant les kimonos de la noblesse et de la cour de Kyoto.
En visitant ce musée, j’ai découvert le charme des tissus de soie de Nishijin-ori. Le Nishijin-ori est le terme général pour les tissus de soie de Nishijin qui se perpétue depuis plus de mille ans. Il y a des splendides défilés de Kimono plusieurs fois par jour où nous pouvons admirer la beauté de ce travail.
Au premier étage du Musée, il y a plusieurs stands de vente, des ateliers d’art du tissage, des démonstrations par artisans et une exposition d’élevage de vers à soie, etc. Pour connaître l’histoire de Nishijin, il faudra monter au dernier étage, on y trouve la salle d’exposition où sont exposés de sublimes Kimono et des documents rares.
Le centre est surtout connu pour proposer contre une somme modique la transformation, le temps de quelques heures, de n’importe quelle touriste à Kyoto, presque authentique !
Les couleurs et les motifs décorant les kimonos varient selon les saisons, les vêtements ornés par les dessins pastel de fleurs du printemps, pruniers et cerisiers ne se porteront pas en automne, moment où seront préférées des couleurs plus sourdes avec chrysanthèmes et feuilles d’érable rouge.
Le Tschuggen Grand Hotel se situant dans le canton des Grisons, je ne pouvais pas manquer de faire un tour à bord du Bernina Express. Véritablement reconnu, ce train panoramique est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Il traverse les Alpes et relie les villes de Coire et de Tirano en Italie et compte un arrêt à la station de ski de Saint-Moritz à Arosa, parfait pour moi.
Photographie à bord du Bernina Express
Il est enfin l’heure d’embarquer à bord du majestueux train rouge, direction Tirano. Avant de monter, je peux observer les grandes vitres panoramiques et je me languis des beaux paysages que je vais pouvoir voir à travers.
C’est le départ et la compagnie nous présente le Bernina Express. Il tire notamment son nom de la montagne Bernina qui culmine à 4048m et au pied de laquelle se trouve la ville de Coire, terminus du trajet côté Suisse. Le train est notamment remarquable par la prouesse technique qu’il réalise de passer d’une altitude de 441m à Tirano à 2253m à l’Ospizio Bernina. C’est un des seuls trains capables de gravir des segments de pente aussi raides et ceci est notamment facilité par des infrastructures. En effet, il emprunte durant son trajet 55 tunnels et 196 ponts et viaducs sur plusieurs heures de trajet.
Parlant de trajet, celui-ci est incroyable et je ne cesse de m’extasier devant la magnifique variété de paysages qui s’offrent à moi. J’assiste à une vraie mélodie entre les paysages rocailleux des montagnes, la végétation dense, les pins toujours plus nombreux, les sommets des Alpes encore enneigés et je ne compte plus le nombre de lacs que j’ai pu voir depuis mon arrivée en Suisse. Toujours plus splendides, avec toujours plus de reflets bleutés, je ne pourrais me lasser de les admirer.
Doucement, le paysage de montagne se voit remplacé par un paysage méditerranéen, moins en relief. J’en déduis doucement que j’arrive en Italie mais mon voyage ne s’arrête pas là. Juste à la sortie du train, je prends le Bernina Express Bus et me voilà repartie direction Lugano, une ville de référence de Mario Botta. Étant en Suisse, autant en profiter pour aller voir d’autres de ces oeuvres même si j’adore me prélasser dans les piscines du Tschuggen Bergoase.
Après quelques heures de bus et quelques instants de marche, me voilà devant l’édifice que je souhaitais tant voir: la Chiesa Santa Maria degli Angeli.
Croquis par Mario Botta
Conçue par Mario Botta et construite entre 1992 et 1996 à Lugano, l’église Santa Maria degli Angeli représente une vraie merveille architecturale et une église des plus étonnantes de notre aire.
À première vue, elle s’apparente à un ouvrage d’infrastructure et cette impression est donnée par la conséquente passerelle-viaduc de 65m de long qui semble sortir de la montagne. Situé sur le bord d’une pente, ce viaduc offre une vue panoramique d’exception sur le paysage à tous ceux qui l’emprunteront.
Panorama depuis le sommet de la passerelle-viaduc
En continuant un peu son chemin sur cette passerelle, on accède ensuite au parvis nivelé qui s’échelonne en gradins et donne l’impression d’un amphithéâtre. Ce même parvis donne sur un volume cylindrique de 15m de diamètre: l’église, divisée en trois par deux murs de maçonnerie dans son intérieur.
Coupe longitudinalePlan de situation
Construite en porphyre, une roche magmatique, elle accueille un intérieur orné de peintures de l’artiste, peintre et sculpteur italien Enzo Cucchi. En plus d’observer ses oeuvres au sein de l’édifice, nous pouvons les admirer sur le plafond de la passerelle et au niveau de l’abside ornée d’un bleu intense et inattendu.
La chiesa Santa Maria degli Angeli, en plus de ses qualités techniques notamment dans la mise en oeuvre de la passerelle-viaduc, est une oeuvre des plus originales par rapport à son usage. Mi-amphithéâtre, mi-pont, mi-galerie d’art, on peinerait à imaginer que cet édifice est en réalité une église, ce qui en fait un bâtiment d’autant plus remarquable. De plus, elle est le point de départ du Sentier artistique, un chemin circulaire alliant art et culture le long duquel on peut rencontrer des sculptures artistiques dans un paysage sublime.
Intérieur sobre de l’église où l’on peut observer l’oeuvre d’Enzo Cucchi sur le plafond de la passerelle qui vient finir sa course au niveau de l’abside ornée d’un bleu intense
Décidément, cet ouvrage de Mario Botta méritait amplement des heures de trajet. Mais la nuit ne va pas tarder à tomber, je ferais mieux de rentrer dans ma chambre à Arosa. J’en retiens tout de même un ému souvenir.