Depuis mon arrivée au Juvet Landscape Hotel, je ne cesse de chercher à en savoir d’avantage sur l’hôtel et le site. Au fil de mes recherches et des conversations, certains locaux mon conseillé le film Ex_Machina. Présenté comme un thriller psychologique de science fiction, j’étais réticente à le regarder seule en pleine nuit dans une chambre complètement ouverte sur le paysage… Mais ma curiosité a eu raison de ma peur puisque le film à été tourné au Juvet Landscape Hôtel. Le film évoque la capacité des robots à avoir une conscience.
Image du film
Le
film raconte l’histoire d’un programmeur invité dans la maison luxueuse et
isolée de son PDG. Le PDG vit seul avec son serviteur dans cette maison. Il révèle
au programmeur qu’il a construit un robot humanoïde féminin nommé Ava avec une
intelligence artificielle. Le PDG veut que le programmeur juge si Ava est
vraiment capable de pensée et d’avoir une conscience même s’il sait qu’elle est
artificielle. Ava a un corps robotique mais un visage, des mains et des pieds d’apparence
humaine. Elle est confinée dans sa cellule isolée. Au fil des séances, le
programmeur se sent attiré par Ava. De multiples échanges mènent le programmeur
à faire davantage confiance à Ava qu’au PDG. Cette confiance finissant en manipulation
d’Ava sur le programmeur, finit par prouver qu’Ava a réussi à faire preuve d’intelligence.
Image du film
Le
Juvet Landscape Hotel est idéal pour ce film. Les multiples fond des espaces
intérieurs ou de l’immensité du paysages offre à la fois un côté déconnecté du
reste du monde par l’isolement, tout en retrouvant les fondements de nos
existences par le lien avec la nature. Ces notions sont présentes sur le site
de l’hôtel comme dans le film.
La rivière Valldola présente à l’hôtel, traverse la vallée et finit son parcours pour se jeter dans le Fjord au niveau de la ville de Valldal. J’ai repris la route panoramique jusqu’à la ville de Valldal. La route enchaine les virages en épingle pour descendre jusqu’au niveau du Fjord. Tout au long de se parcours, la vue n’a pas cessé de m’impressionner. Je suis rester sans voix devant l’immensité de ce paysage sans fin mais en permanence surprenant.
Route panoramique
Valldal est nommée ville mais en France c’est ce que nous appelons un petit village. Une épicerie, quelques boutiques, des stations essences, plusieurs maisons parsemés, une église et un port forment la ville. A l’entrée de celle-ci, on retrouve une carrière due aux anciennes industries de ciment. La ville est « coincée » entre deux montagnes rocheuses. Vue de la ville, ces montagnes semblent gigantesque. La ville est connue pour être une base pour l’exploration de certains des plus coins de nature du pays. On y vient y pratiquer diverses activités comme le rafting, le canoë, l’escalade ou des randonnées. Bien que la ville semble petite, elle s’ouvre jusqu’à l’infini sur le Fjord.
Le
Juvet Landscape Hotel propose également un espace bien-être. J’ai pu en
profiter régulièrement depuis mon arrivée. A quelques pas des chambres, le spa
propose un moment de détente après avoir profiter des randonnées ou des pistes
de ski. L’espace est conçu de façon à se sentir à l’abri dans une grotte
ouverte sur ce paysage incroyable. Positionné juste au dessus de la rivière,
cette espace offre une vue imprenable sur le parcours du cours d’eau.
Vue sur l’espace bien-être de l’extérieur
L’environnement
dans lequel est positionné l’hôtel permet de se retrouver dans une ambiance
calme et sereine. Le spa propose un sauna à vapeur, un jacuzzi et une chambre silencieuse.
L’espace bien-être a toute sa place pour accentuer davantage le sentiment de se
ressourcer auprès de la nature et oublier le quotidien.
Cette semaine je suis remonté sur porto pour voir la ville et mes amis en erasmus à la FAUP ( faculté d’architecture et d’urbanisme de Porto ). J’ai donc eu la chance de voir cette école que j’ai beaucoup appréciée dans le traitement du site, du paysage et de l’imbrication de la pente avec les bâtiments. Voici quelques photos.
Cour interieur qui relie les bâtimentsBloc de projet pour les Master 1, 1er des 4 plotsVue depuis la route qui fait fasse au DouroPetit pavillon sur les hauteurs de l’école
J’ai vraiment apprécié ce petit pavillon de siza avec le traitement des baies dans cette couleur dorée, la pureté des lignes, la féerie de l’espace et de la lumière à travers les branches d’arbres
Détail des failles de lumière, vue depuis le bassin extérieur et intérieur des hammams
Dans les thermes ce qui est magique c’est cette impression d’avoir une toiture qui flotte au-dessus de nous avec les joints creux qu’il y a entre les différentes dalles de béton. Celles-ci sont disposées sur les blocs de béton qui entourent les petits bains à la manière d’un entablement. Les porte à faux permettent d’avoir ces failles de lumières qui embrassent la pierre. Les dalles sont très épaisses, elles font 48cm, de ce fait, il n’est presque pas possible de voir, lorsque l’on est dans les bains, le dispositif mis en place pour laisser passer la lumière. Les failles sont en fait comme des fenêtres de toit, mais très allongées.
Les failles de lumière se prolongent jusqu’à la piscine extérieure, notamment au niveau des grands cadres dans le paysage. Dans la piscine extérieure, j’ai l’impression de me sentir toute petite, l’architecture semble même s’agenouiller face au paysage au niveau de la façade sud-est des thermes. Le long de la rue, les thermes s’affirment et cadrent le paysage, alors que le long de la colline la nature prend le relais. J’aime cette sensation de transition entre la massivité de la pierre, qui devient de plus en plus poreuse pour ensuite laisser passer le paysage, à l’image d’une ruine romaine où les arcades seraient tombées d’un côté.
Un des seuls endroits dans les thermes où les failles ne sont pas présentes, c’est les hammams. La lumière y est très spéciale et presque inexistante… Ils sont organisés en longueur sur trois salles. Les salles sont toutes traversées par un passage avec des bancs le long des murs. Ainsi, lorsque l’on entre, on accède à une première salle en enfilade avec une deuxième qui a une température plus élevée et de même pour la dernière salle. Cela permet au visiteur de tester les différentes températures sans avoir à beaucoup se déplacer. Mon dessin n’est pas très net car lorsque l’on rentre dans la première salle, on ne voit pas le fond de la dernière, tout est en buée, on ne voit pas à un mètre de soi, le parcours est guidé par les lumières du plafond qui permettent de ressentir une profondeur. C’est une sensation très intéressante de sentir les matériaux sur lesquels on marche, de s’asseoir, sans les voir, de les deviner.
Je reviens sur mon séjour dans la première chambre de l’hôtel Faralda Crane afin d’apporter quelques éclaircissements. Ce n’est pas le fruit du hasard si j’avais décidé de débuter cette expérience de séjour virtuel dans la Secret Suite, c’est bien parce qu’elle fût aménagée dans un espace existant, la cabine du grutier, ce qui lui a valu une distinction visuelle par une forme et une couleur de façade propre à elle. Contrairement aux deux autres suites, entièrement neuves et créées dans le cadre de ce projet. Donc, il a fallu faire, pour la suite secrète, un travail de restauration et de réaménagement de son espace intérieur.
Je passe maintenant à ma semaine passée dans la seconde chambre, Free spirit Suite. Située en dessous de la suite secrète, elle est accessible par un ascenseur sur une hauteur de 35m.
En franchissant la porte d’entrée, je me retrouve coincée entre un sentiment de déjà vu et une sensation d’une exploration toute nouvelle. Est-ce dû à la forme de l’espace et sa logique, lisible dès le premier regard ( du moins pour moi) ? Probablement oui…
Une chambre de 36m² environ se développe sur deux niveaux, un premier dédié au salon et à une salle de bain, puis un second niveau dit de couchage et qui abrite un lit et une baignoire luxueuse. Cette disposition est ancrée dans ma tête, mais ma confusion était surtout due à ce changement de décor. En effet, des nuances plus calmes et paisibles avec seulement quelques éléments de couleurs vives, ont réussi à me transporter dans une autre ambiance très différente, tout en ayant des piqures de rappel de l’aspect industriel originel de l’hôtel.
Chaque suite à sa palette de couleurs et son thème. Pour la Free Spirit Suite, le design haut de gamme est inspiré du Jugendstil, l’équivalent de l’Art Nouveau en Allemagne. Le terme renvoyait au début à la revue Jugend créée par Georg Hirth en 1896. Ce modernisme se caractérise par l’inventivité, rompant avec l’industrialisation de masse, et l’introduction du sensible dans le décor quotidien à travers les couleurs, les ornementations inspirées des fleurs, des insectes…
Ces inspirations sont présentes dans la suite à travers des objets d’art, posés sur le sol ou accrochés aux murs. Ces derniers sont en en onyx de couleur perle recouverts de tissus gigantesques Chivasso en satin de 4m50 de long.
En pleine Nature // Parc Naturel Régional de Millevaches, Limousin, France
Cela fait maintenant quelques semaines que je voyage sur le côté Ouest de la France, de bulles en bulles. J’ai visité et été accueilli dans différentes régions, toutes aussi accueillantes les unes que les autres. J’ai pris du plaisir dans chaque destination, ait gouté toutes les spécialités que l’on a pu me faire découvrir et appris tellement sur l’Histoire locale.
J’ai envie de changer d’air. Je me suis alors posée cette question :
Par où commencer ? Changer de bulles ? Partir ? Voyager au-delà des frontières ?
Le système de la bulle, minimaliste, épurée et poser au fond
du jardin m’a permis de me ressourcer au plus proche de la nature et de notre
environnement. D’autres bulles plus luxueuse, esthétique et confortable m’ont
permis de prendre soin de moi physiquement grâce à toutes les intendances proposées :
Jacuzzi, salle de bain attenante à la chambre, décoration colorée (plus ou
moins présentes à l’intérieur comme à l’extérieur) et tous les services pour me
transporter, me nourrir, etc.
Aujourd’hui je recherche des sensations, j’ai envie de
découvrir d’autres facettes de ma personnalité mais aussi de notre territoire
par l’aventure. Mon ami de Paris est venu me rejoindre dans le Parc
Naturel Régional de Millevaches en Limousin.
En début de semaine, nous sommes partis en randonnée. Sous
les bras notre nouvel hôtel pour la semaine. Elle s’appelle la TinyBubble, elle
est le produit et création originale et géniale de Jean-Luc Planche (A
Retrouver chez Bubble Tree et Pierre Stéphane Dumas le fondateur)
Bulle tente dans les arbres crédit : Point de suspension, Tripadvisor.com
Bulle tente dans les arbres crédit : Point de suspension, Tripadvisor.com
Nous avions déjà voyagé munis d’une tente et de sacs de couchages. Nous avons donc apprécié la liberté que l’on peut ressentir avec cette bulle-tente, pas d’attaches, pas d’obligations. On se promène entre les montagnes, les prairies, au bord des étendues d’eaux, dans les forêts, les champs… Les paysages se succèdent le temps d’une journée puis viens le soir. Nous trouvons une zone dégagée en haut du Rocher de Clamouzat à Faux-la-Montagne, je crois. Je ne suis pas certaine, car toutes les montagnes se ressemblent un peu ici.
On installe alors notre nouvelle chambre pour la nuit, le
terrain est accidenté mais on nous a prévenu que ce n’était pas un problème !
On l’accroche aux arbres environnant, bien sûr les plus solides et en état pour
nous soulever, ils disent que deux arbres suffisent mais bon on n’est jamais
trop prudent.
Notre Tiny Bubbleaccrochée dans les arbres. Crédit : Dihan – Bubble tente
Puis on l’installe, la membrane gonflable s’ouvre. Nous n’avons
pas choisi la tente intérieure pour pouvoir vivre cette expérience pleinement,
nous dormirons à la belle étoile ce soir. Le lit est cependant, déjà intégré
ainsi que de multiples équipements tels que : l’aération, les
moustiquaires (une pensée pour mon ami qui revient toujours de vacances
criblées de piqures. Et qui n’en a eu que quelques-unes hors de la tente !),
de vide-poches et des accroches pour la lampe de poche par exemple, afin d’éclairer
notre lecture du soir.
Pendant notre voyage au cœur des hautes terres de la Montagne limousine, nous avons rencontré des vaches et moutons dans les parcs, quelques loutres sur différents cours d’eau, que l’on a pu croiser et des sculptures sur l’histoire du paysage et espèces présentes dans la région.
Etang des Oussines – crédit : Voyager en photos
Les vaches – crédit : Voyager en photos
Cette semaine en immersion et symbiose totale avec la terre. Nous a apporté une certaine reconnaissance envers notre environnement si riche, délicat, accueillant et parfois périlleux, en forêt, en montagne ou dans les tourbières (où l’on a fait attention de ne rien abimer et de ne rien se casser !).
La Tourbière crédit : Mathilde – Voyager en photos
Malade, cette semaine je l’ai passée dans mon lit. Quoi de mieux que quelques jours allongée pour savourer les détails de la chambre. Le lit, face à la baie vitrée, m’offrait toujours une vue sympathique sur le paysage désertique dégagé.
Le matin, le soleil venait glisser sur mon visage en réchauffant les draps : des réveils comme je les aime. Et pour cela, je n’ai jamais connu meilleure chambre.
Ayant adoré découvrir des artefacts vikings de Vasteras et
Stockholm, j’ai voulu en savoir davantage.
Je suis allée à Sigtuna. C’est « la première ville de suède », elle a été construite par le roi Éric IV le victorieux vers 970. Il voulait créer un royaume rassemblant les royaumes européens. Pour construire la ville il s’est lié à l’Eglise chrétienne, il souhaitait former un royaume avec un seul roi et un dieu. Ce fut assez polémique à cette époque puisque c’était des terres vikings. La ville devient la plus importante de suède pendant plus de 2 siècles, et possédait un quartier central très actif avec un port international où il y avait de nombreux drakkars. La ville a gardé la même taille que celle de l’époque et n’a pas changée. Le port restât actif et de nombreux objets / langues ont été retrouvés provenant d’Europe et Moyen-Orient. Malheureusement, elle fut incendiée en 1187 par des pirates, engendrant sa perte de notoriété au profit de Stockholm, ou encore Uppsala, plus au nord.
Quand je suis arrivée dans cette ville, j’ai eu l’impression de participer à une chasse aux pierres runiques. Il y a plus de 150 pierres disséminées à travers toute la ville. Je me suis rendue à l’office du tourisme pour avoir un vieux futhark. C’est un exemplaire de l’alphabet runique qui m’a permis de déchiffrer quelques runes.
Une pierre runique de sigtuna
Dans le centre-ville, la ruine de l’église de st Olof séjourne à côté de l’église Mariakyrkan entourés de pierres tombales. Non loin se trouve aussi la ruine St Per’s Kyrkoruin. Souvent ignorées, les ruines cachent très souvent leur beauté mise en valeur par les rayons du soleil. Le temps et le silence y sont roi.
Ruines de l’église de st Olof
En visitant la ville le long du lac, je suis tombée sur un
assemblage de pierres intrigant, tel un labyrinthe. Je n’ai pas réussi à savoir
si c’était de l’époque viking, un peu comme le tumulus d’Anundshög ou plus encore,
quelque chose de recréé comme une mise en scène.
Assemblage de pierres au bord du lac Mälaren
La ruelle
historique de Stora Gatan est pleine de petits et cafés et boutiques
d’artisans. Les centres historiques sont toujours fabuleux ! Comme
toujours j’ai pu prendre un petit fika entourée de fleurs au soleil.
En longeant le lac je suis remontée au hameau de Vibby by dans Sigtuna. Vieilles chaumières rouges et clôtures traditionnelles, j’étais de nouveau plongée dans la Suède du XVIIIème. Après avoir traversé le village j’ai traversé quelques champs afin d’arriver au château Venngarn du 13ème siècle. Il a été modifié au fil des siècles. L’intérieur était magnifique comme l’extérieur. C’est un bâtiment jaune trônant sur un immense jardin composé de quelques cultures et d’une fontaine.
Château Venngarn, trônant sur son jardin
L’histoire
et les paysages de cette ville m’ont fait voyager dans le temps…
« L’architecture est un art utile et social, qui doit défier le temps »
Reconnu mondialement, Jean Nouvel est un architecte qui a marqué l’histoire de l’art, en réalisant des œuvres majeures dans le domaine de l’architecture. Au micro d’Arnaud Laporte, il explique en quoi l’architecture est un combat, un art fondamental, politique et social.
L’architecture comme lien social
Jean Nouvel : « Beaucoup d’architectes se revendiquent artistes dans les années 1970, on m’a demandé (à l’époque) d’exposer dans une galerie près de la Bastille et j’ai exposé une attestation sur l’honneur comme quoi je n’étais pas un artiste. Ma conviction est plus complexe que ça. Je pense qu’un architecte ne peut pas s’abriter derrière sa condition d’artiste pour faire ce qu’il a envie de faire. L’architecture est un art utile. Elle doit avoir un rôle social. Et on doit investir de l’argent au bon endroit et faire en sorte que ça résiste et défie le temps, tout ça est de notre responsabilité. L’architecture est un art, c’est sûr mais c’est aux autres de déterminer qui est artiste. (…) Il faut absolument que ce rôle sociétal s’applique au développement urbain, à tous les quartiers, à toutes les décisions qui impliquent la ville. «
« Mars 1976 », un mouvement fondateur pour l’architecture
Co-fondateur du mouvement « Mars 1976 », Jean Nouvel a participé à ce mouvement charnière qui avait pour objet, notamment, de lutter contre le corporatisme des architectes.
Jean Nouvel : « C’était l’époque des concours en architecture, qui semblent une évidence aujourd’hui mais à l’époque il n’y en avait pratiquement pas. Ils avaient été institués, et les jeunes architectes accédaient pour la première fois à la commande par les concours. Et les lauréats de ces concours ont décidé, sous l’impulsion de quelques uns dont j’étais, de prendre la parole et de s’insurger contre la façon dont les villes étaient modifiées en France par l’urbanisme. Car le même plan d’urbanisme, à travers les plans d’occupation des sols, était appliqué à toutes les villes françaises, qui avaient toute le même « zoning » hallucinant. Il y avait pas de réflexion liée au site, liée à la situation. On a donc fait un papier dans « Le Monde » qui a fait beaucoup de bruit à l’époque, et « mars 76″ a été à l’origine de beaucoup de choses, en particulier de la création du Syndicat de l’architecture, qui avait comme ambition de défendre l’architecture d’abord, pour mieux défendre les architectes ensuite. »
Architecture et urbanisme, meilleurs ennemis
Pour Jean Nouvel, l’architecture est une question politique fondamentale, un combat pour l’avenir, notamment face au déploiement homogène de l’urbanisme…
Jean Nouvel : « Par rapport à la façon dont les villes se développent tout autour de la planète et en France aussi, il y a une sorte d’abandon des décisions sur la localisation des développements, on prend des terrains libres et on les développe à l’infini. Il faut absolument arrêter le territoire des villes. Il faut qu’autour des villes, il y ait un chemin de ronde, que d’un côté on cultive des légumes et fruits, et qu’il y ait toute une agriculture liée à ça. On va créer un renversement, et la périmétrie va devenir une ligne nette, elle va devenir une ligne qui va prendre de la valeur, et on va pouvoir travailler et construire en relation avec ce qui est là. Si un Président de la République prenait une de ces décisions, je crois qu’il aurait fait un bon travail dans le domaine de l’urbain qui n’a encore jamais été fait sur cette planète. »